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L’Intervalle lumineux D.Daskalopoulos Collection

12 avril 2011 – 16 octobre 2011

L’intervalle lumineux: The D.Daskalopoulos Collection, organisée par Nancy Spector, sous-directrice et conservatrice en chef, et Katherine Brinson, conservatrice adjointe, les deux du Solomon R. Guggenheim Museum, présent les travaux de 30 artistes internationaux issus de la D.Daskalopoulos Collection, l’une de collections privées d’art contemporain les plus importantes au monde. L’intitulé de l’exposition a été tiré d’un texte du philosophe grec Nikos Kazantzakis (1883–1957), qui concevait la vie comme l’« espace lumineux intermédiaire » — expression que nous avons reprise et modifiée pour en faire « l’intervalle lumineux » —, un espace dans lequel la décomposition et la décadence sont les prérequis indispensables pour la création et la renaissance. La manifestation, qui se base sur un ensemble d’œuvres créées dans les années quatre-vingt et quatre-vingt-dix par des artistes aussi éminents que Louise Bourgeois, Robert Gober, Mike Kelley, Martin Kippenberger, Paul McCarthy et Annette Messager, ne néglige pas non plus de mettre au premier plan les projets de jeunes talents tels que Paul Chan, Guyton \ Walker, Nate Lowman et Wangechi Mutu et plonge le visiteur dans un parcours des plus remarquables avancées artistiques des dernières décennies.

Les installations qui occupent tout l’espace d’une galerie sont la principale caractéristique de la D.Daskalopoulos Collection. Ici figurent plusieurs de ces grands formats, comme Homme des cavernes (Cavemanman, 2002) de Thomas Hirschhorn, une catacombe à base de matériaux humbles, et Palms (2007), un paysage multidisciplinaire et énigmatique de John Bock. Ces environnements complexes et chaotiques s’opposent à la géométrie maîtrisée et rigide à laquelle ont recours des sculptures comme Perturbation de courant (Current Disturbance, 1996), un rectangle électrique créé par Mona Hatoum, la trame coupante en fil de fer intitulée Acropole maintenant (Akropolis Now, 2004), de Kendell Geers, et L’Asthmatique en fuite (The Asthmatic Escaped, 1992), une urne dont s’est échappé quelqu’un, de Damien Hirst. Plusieurs pièces, comme Küba (2004) de Kutlug Ataman et Envahi par la panique en pensant que je pouvais avoir raison (I Was Overcome by a Momentary Panic at the Thought that I Might Be Right, 2004) de Walid Raad/The Atlas Group, abordent les crises des sociétés contemporaines, en fouaillant le discours dominant sur l’identité culturelle, ou en se focalisant sur l’identité individuelle, principalement en référence aux différents états de fécondité et de désintégration du corps humain. De façon générale, cette exposition constitue une analyse exhaustive de la coexistence de l’espérance et du désespoir dans la condition humaine et montre les possibilités régénératives de cette tension dialectique.

Thomas Hirschhorn

Homme des cavernes (Cavemanman), 2002

Bois, carton, ruban d'emballage, papier d'aluminium, livres, affiches, vidéos, mannequins, boîtes de conserve, étagères, peinture en bombe et appliques de lumière fluorescente

Dimensions variables

D.Daskalopoulos Collection
©Thomas Hirschhorn

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